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Rénovation énergétique : 91 900 logements aidés en 2024, êtes-vous passé à côté des aides Anah ?
15 Septembre 2026

Rénovation énergétique : 91 900 logements aidés en 2024, êtes-vous passé à côté des aides Anah ?

Une récente note du Service des données et études statistiques (SDES) révèle que 91 900 logements ont bénéficié en 2024 d’une rénovation dite "d’ampleur" avec une aide de l’Anah, pour un total de 2,4 milliards d’euros de subventions. Le montant moyen des travaux atteint 41 500 euros, avec un taux de prise en charge moyen de 63 %.

Si vous êtes propriétaire occupant, bailleur ou copropriétaire, ces chiffres ne sont pas qu’une statistique : ils montrent à quel point les aides à la rénovation énergétique (comme MaPrimeRénov’ Ampleur) peuvent alléger la facture de travaux importants, notamment pour sortir un logement du statut de "passoire thermique" (DPE F ou G).

1. Le cadre officiel : qui aide qui, et pour quoi faire ?

Les données publiées par le SDES portent sur les rénovations "d’ampleur" aidées par l’Anah (Agence nationale de l’habitat) en 2024. Il s’agit de travaux importants qui améliorent significativement la performance énergétique d’un logement, avec à la clé un meilleur DPE (diagnostic de performance énergétique).

Concrètement :

  • 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah.
  • 2,4 milliards d’euros de subventions ont été versés.
  • Le montant moyen des travaux est de 41 500 euros par logement.
  • En moyenne, 63 % du coût des travaux est pris en charge par l’Anah.

Ces dispositifs incluent notamment MaPrimeRénov’ Ampleur (pour des rénovations globales) et d’autres aides gérées par l’Anah, ainsi que des mécanismes comme Loc’Avantages pour les bailleurs.

2. À qui s’adressent réellement ces aides ?

La note du SDES donne une photographie précise des profils qui en profitent le plus. Cela permet de voir si vous êtes, vous aussi, potentiellement concerné.

Ménages modestes vs ménages plus aisés

  • Les ménages modestes concentrent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur.
  • Les ménages plus aisés ne représentent que 12 % des opérations via ce même dispositif.

Autrement dit, si vos revenus sont modestes, vous êtes clairement dans la cible prioritaire des aides à la rénovation globale. Mais même avec des revenus plus élevés, vous pouvez encore accéder à des aides, simplement dans des proportions moindres.

Copropriétés, maisons, logements loués : qui bouge le plus ?

  • Les copropriétés représentent 42 % des rénovations aidées.
  • Loc’Avantages, un dispositif destiné aux bailleurs qui acceptent de louer à un loyer maîtrisé, ne pèse que 3 % des opérations.

Si vous êtes copropriétaire, ces chiffres montrent que les syndicats de copropriété se mobilisent fortement pour des travaux d’envergure (isolation, chauffage collectif, etc.). Vous avez donc tout intérêt à suivre de près les projets de travaux en assemblée générale, car les aides peuvent couvrir une grande partie de votre quote-part.

Si vous êtes bailleur, surtout via Loc’Avantages, la marge de progression est encore importante. Les chiffres montrent que peu de bailleurs ont encore sauté le pas, alors que les aides existent.

3. Passoires thermiques : plus d’un logement rénové sur deux

Un point clé pour les propriétaires de logements mal classés au DPE : la lutte contre les "passoires thermiques" est au cœur de ces rénovations.

  • 46 800 passoires thermiques ont été rénovées.
  • Ces passoires représentent 51 % des logements aidés.
  • Pour les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part grimpe à 74 %.

En clair, plus d’un logement aidé sur deux était une passoire thermique, et pour les rénovations globales via MaPrimeRénov’ Ampleur, presque trois logements sur quatre étaient très mal classés au DPE avant travaux.

Si votre logement est aujourd’hui en DPE F ou G, vous êtes donc exactement dans la cible de ces aides. C’est d’autant plus important que les contraintes se renforcent progressivement pour ces logements : difficultés de location, décote à la revente, inconfort au quotidien.

4. À partir de quand ça vous concerne, et comment en profiter ?

Les chiffres publiés portent sur l’année 2024, mais ils traduisent une tendance de fond : la rénovation énergétique d’ampleur est de plus en plus soutenue financièrement, en particulier pour les passoires thermiques et les ménages modestes.

En pratique, cela vous concerne dès maintenant si :

  • Votre logement est mal classé au DPE (F ou G, voire E).
  • Vous prévoyez des travaux importants (isolation, chauffage, ventilation, menuiseries, etc.).
  • Vous êtes copropriétaire dans un immeuble énergivore.
  • Vous êtes bailleur et vous souhaitez continuer à louer dans de bonnes conditions réglementaires.

5. Ce que vous devez faire concrètement

Pour ne pas passer à côté des aides, l’important est de structurer votre projet dans le bon ordre.

1. Vérifier la situation énergétique de votre logement

  • Faites réaliser ou actualiser votre DPE (diagnostic de performance énergétique), surtout si le dernier date un peu.
  • Si le logement est en F ou G, vous êtes dans la catégorie "passoire thermique", fortement ciblée par les aides.

2. Envisager une rénovation d’ampleur plutôt que des petits travaux isolés

Les chiffres montrent que les aides les plus importantes vont aux rénovations globales (MaPrimeRénov’ Ampleur), avec un montant moyen de travaux de 41 500 euros et une prise en charge moyenne de 63 % par l’Anah.

Concrètement, cela peut signifier par exemple :

  • Isoler les murs et la toiture.
  • Remplacer un vieux système de chauffage par un équipement plus performant.
  • Améliorer la ventilation.

3. Vous faire accompagner et monter les dossiers d’aides

Les aides de l’Anah sont conditionnées à un montage de dossier précis et à des travaux conformes. Il est donc essentiel :

  • De vérifier votre éligibilité (niveau de revenus, type de logement, nature des travaux).
  • De planifier un audit énergétique (étude détaillée des travaux à réaliser) quand c’est nécessaire pour accéder à certaines aides.
  • De ne pas commencer les travaux avant d’avoir obtenu les accords de principe sur les aides.

En copropriété, rapprochez-vous de votre syndic pour savoir si un projet global est en cours, surtout si votre immeuble est mal classé au DPE.

Conclusion : un contexte très favorable pour rénover, surtout si votre DPE est mauvais

Avec 91 900 logements rénovés en 2024, 2,4 milliards d’euros de subventions, un taux moyen de prise en charge de 63 % et 46 800 passoires thermiques traitées, le message est clair : les pouvoirs publics poussent fortement les rénovations d’ampleur, en priorité pour les ménages modestes et les logements très énergivores.

Si votre logement est mal classé au DPE, que vous soyez propriétaire occupant, bailleur ou copropriétaire, c’est le bon moment pour vous informer, faire réaliser vos diagnostics (DPE, audit énergétique) et étudier un projet de rénovation globale. Les montants en jeu montrent que vous pouvez alléger très fortement le coût de vos travaux, tout en valorisant votre bien et en améliorant votre confort au quotidien.

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